- "Certains disaient: "ça va marcher, t'es québécois!". Ce n'est pas aussi simple que ça. Cela fait trois ans qu'on travaille à se faire des contacts, trouver des alliés professionnels, créer une confiance réciproque. Travailler avec quelqu'un juste parce qu'il y a du fric à faire, ça ne m'intéressait pas. Je ne suis pas un petit gars de 19 ans qui vient en France en disant: "allez-y, fabriquez-moi, je suis un produit qui fera tout ce que vous voulez"
- "Ma mère est décédée quand j'avais 12 ans et les dernières années, comme elle était très malade, je «déconnais» pour alléger l'atmosphère à la maison. Elle avait toujours dit que je serais humoriste alors je me suis dit qu'elle avait tracé ma voie."
- "J'allais à l'école la journée, et j'étais en spectacle dans les cabarets le soir. Je suis content parce qu'à 35 ans, je suis sans doute l'un des derniers à avoir connu cette époque-là. C'est aussi grâce à cette expérience que j'ai appris à improviser et à jouer devant un public pas toujours très attentif!"
- "Je dis à moment donné: "Josette, habille-toi, je te sors ce soir, c'est nocturne à Carrefour". Au Québec, "c'est nocturne à Carrefour", ça ne veut absolument rien dire! Mais je garde ces expressions parce que le public aime bien entendre les adaptations françaises. L'autre principale différence, c'est que les Français ont moins l'habitude de shows très rythmés, à l'américaine."